Il faut que cela change et moi aussi.

Le hashtag « metoo » n’a pas vraiment été révélateur pour moi de tout ce que vivent les femmes au quotidien, ça je le savais depuis beaucoup plus longtemps. Il a été pour moi plus comme un rappel  et m’a fait ressasser des souvenirs dont je ne parlerai pas ici par préservation de mon histoire personnelle. Rien d’horrible ou de macabre, juste des rappels d’un comportement que nous avons tous, dû à l’éducation que nous impose notre société et qui n’est en rien respectueuse du genre féminin ou neutre. Il a été aussi pour moi un gros poids lourd sur le cœur, comme une sensation de malaise quant au rappel que bon nombre des filles et femmes de notre entourage subissent des outrages.

Du coup, ce hashtag est l’occasion de vraiment une bonne fois pour toute partir vers quelque chose de neuf et de plus égalitaire. Personnellement, cela passe par une étude et une utilisation de l’écriture inclusive, mais aussi tout simplement à assumer que j’ai eu des comportements sexiste comme laisser passer des blagues misogynes et même en rire. Pour ce dernier point je pense que l’on peut toujours rire de tout, mais cela dépend avec qui. Il faut toujours penser que sa liberté s’arrête là où commence celle d’autrui et avoir conscience de l’impact et du message que cela peut faire passer. Enfin bref, je m’attarde à assumer mon ancien comportement pour en construire un de plus sympathique et juste.

Je pense sincèrement que nous pouvons faire avancer les choses si nous acceptons simplement  de regarder sous un autre angle les événements et en acceptant les faits Les femmes vivent dans un climat de tension que nous, les hommes, entretenons et cela doit changer. Surtout quand cela en devient pernicieux au point que hommes comme femmes entretiennent ce non-respect.

Donc regardez un peu par quoi vous êtes passé·e·s, pensez à comment vous agissez maintenant et regardez tout ça par le prisme du « #metoo » et vous verrez qu’on est tous fautif·ve à un moment. Je l’ai été. Une fois ceci fait, ne vous blâmez pas, on nous a conditionné·e à ça. Plutôt que de se blâmer il faut surtout juste changer son comportement, briser ce conditionnement et être
plus à l’écoute de ce qui se passe autour de nous et s’éduquer.
L’Éducation est la clé.

Mehdi

yes #itwasme too

If the statement: ‘there isn’t a woman who hasn’t been sexually harassed one way or another’ is true…
Then I believe that there isn’t a man who doesn’t feel guilty or ashamed for something he did with or to a woman one way or another…
I know I do

This ‘me too’ phenomenon brings about a lot of reflection, realisation and guilt in me.
Because, yes #itwasme too.

No, I didn’t grab, grope or catcall.. but there is a misty line between shared desire and just following your own. How easy it is to forget in the heat of the moment these simple words: « is this ok..? »
One of the most important realizations I had on this topic was this: find a balance between my direct desires and staying connected with the person I share intimacy with.

Or, more simply put:
Intimacy is teamwork.

There is a Huge potential for humanity to grow here…
Let’s not waste it

Bram

Comment je me suis rendu compte

Le sexisme, le poids du patriarcat, la pensée féministe, au fait, comment j’ai découvert tout ça?

Une enfance éclairée… ou pas

J’ai sûrement eu de la chance. Né dans une famille avec quasiment que des personnes bienveillantes, et un intérêt certain pour la culture (musique, bande dessinée, cinéma, littérature, et même théologie chrétienne), habitant à Paris au début de ma vie, j’avais en effet tout pour connaître, savoir, comprendre. Mais j’aurais pu être aussi quelqu’un qui a un problème avec les femmes. Il n’y en avait pas beaucoup dans ma famille. Dans mes cousins germains, je suis le 3e arrivé sur 10, et la première fille est née la 9e, alors que j’avais 19 ans. Je n’ai pas pu dans mon enfance me rendre assez compte de ce que ça impliquait d’être une fille, parce que je n’avais personne autour de moi pour raconter comment était la vie quand on a 10 ans dans les années 90 et qu’on n’est pas un garçon. Cette distance avec le monde féminin m’a positionné face à un mystère pendant mon adolescence. Impossible d’approcher, elles avaient toujours quelque chose contre moi. Que faire d’une amie quand son corps réclame une amante? C’est ce que la société me disait, dans le films, dans les chansons, dans les BD, dans les livres : tu ne peux pas être juste ami, tu dois conquérir celle que tu choisis. Mais attention, une seule, sinon ce n’est pas bien. La séparation entre les filles et les garçons était donc selon moi une chose évidente, et il me fallait être patient et intelligent pour briser ce mur, avec une personne en particulier, qui serait rien de moins que la suite de ma vie.

C’est stupide, hein? Mais au moins, je suis quelqu’un de gentil. Enfin je pensais. Continuer la lecture de « Comment je me suis rendu compte »

Boobs

Avant, j’avais pour « habitude » de tripoter la poitrine de mes amies pour leur dire bonjour. Je n’ai jamais eu de reproche là dessus, mais peut être n’ont elles jamais osé m’avouer leurs réticences ? Je me rend compte aujourd’hui que même si « c’était pour rigoler », n’ayant pas leur consentement, c’était des agressions sexuelles. Je ne me rendais pas compte de la violence de mes gestes. J’ai arrêté et je regrette d’avoir potentiellement mis mal à l’aise ces femmes.

Mlle. L

Moi aussi j’ai participé…

Adolescente, j’étais à une fête avec une amie. Elle a beaucoup bu. A un moment je l’ai perdue de vue, je l’ai retrouvée dans un lit à l’étage. Il lui avait retiré son pantalon et avait sa main dans sa culotte. Elle était à peine consciente. Je l’ai emmenée loin de là. Mais nous n’avons rien fait contre ce jeune homme, je ne lui ai même pas dit que ce qu’il avait l’intention de faire était mal…

Quelques années plus tard, tard dans le métro, j’ai vu une jeune femme tellement imbibée qu’elle tenait à peine debout. Il y avait une homme beaucoup plus âgé avec elle. J’ai voulu questionner, m’assurer que c’était son père, ou quelqu’un de bien intentionné qui la raccompagnait sans profiter de la situation. Je n’ai pas osé. Je ne saurais jamais.

Aujourd’hui, j’ai envie de défendre l’égalité entre les sexes, pour que les femmes ne soient plus perpétuellement en danger, accusées de provoquer leurs harcèlements, et leur parole toujours remise en question…

Claire.

Les limites

Je m’en rends compte depuis peu, j’ai contribué à diffuser l’idée que les femmes ne peuvent pas faire certaines choses. Faire un créneau, lire une carte, être douée en maths…

Et puis un jour, j’ai vu qu’un même test à été proposé à deux groupes mixtes. Au premier, on parlait d’un exercice de géométrie : les femmes ont moins bien réussi que les hommes. Au 2nd groupe, on l’évoquait comme un exercice de dessin, et là, elles réussissent aussi bien que les hommes.

J’ai vu plusieurs choses allant dans ce sens, m’amenant à la conclusion que ce qui bride les capacités des femmes, c’est nous tous… A force de leur dire à quoi elles sont douées ou non, à les éduquer d’une façon orientée…

Il en va de même pour les hommes… Oubliez les niaiseries sur vos capacités à vous occuper d’un bébé, à faire preuve de sensibilité…

Que chacun puisse un peu faire ce qu’il veut de sa vie…

Bastien